A 12 km de Danang et 20 km de Hoi Han les montagnes de marbres
Monts de légende
Situées à 12 km de Danang et 20 km de Hoi An, les Montagnes de marbre (Ngu Hanh Son en vietnamien) se composent de cinq collines calcaires. Le site naturel tire justement son nom du minéral que les Vietnamiens y extraient depuis des lustres.
Par ailleurs, chacune des cinq collines porte un nom différent attribué – par l’empereur Gia Long de la dynastie des Nguyen – selon les différents éléments qui composent la planète. On distingue ainsi Thuy Son (le mont de l'eau), Moc Son (le mont du bois), Hoa Son (le mont du feu), Kim Son (le mont du métal) et Tho Son (le mont de la terre).
Nos images originales sont agrandissables
Pour beaucoup, cette curiosité naturelle symbolise à merveille le paysage type du Centre Vietnam. Le lieu est même sujet à une légende. Celle-ci raconte qu'un dragon de mer vint sur la plage pour y pondre un oeuf. Au bout de 1 000 jours et 1 000 nuits, l’œuf finit par s’éclore. Une belle jeune fille en sortit puis s'envola vers les cieux tandis que les fragments de la coquille grossirent jusqu'à former les cinq collines des Montagnes de marbre.
Depuis la route bordée de rizières qui mène à ces fameuses montagnes, le paysage est déjà grandiose. De nombreuses représentations statuaires et autres sculptures se dessinent au pied des affleurements rocheux de marbre. Ces ornements témoignent de l'art de la sculpture sur marbre de Non Nuoc. Dans la région, le métier de sculpteur s'est transmis de génération en génération depuis des centaines d'années.
En effet, on vient avant tout aux Montagnes de marbre pour admirer le paysage. A ce sujet, un escalier de 156 marches permet de parvenir au sommet de Thuy Son (mont de l’eau), seule colline accessible aux visiteurs.
La terrasse panoramique, qui la surplombe, offre une vue imprenable sur les montagnes de marbre et la campagne environnante. Cette montagne de l’Eau renferme différentes grottes naturelles, dont celle de Huyen Khong et Tang Chon, ainsi que plusieurs sanctuaires hindous et bouddhiques, la pagodes Tam Thai, édifiée en 1825, celles de Tu Tam et de Linh Ung et la tour de Pho Dong.
Les grottes
Sanctuaires
Sanctuaires
Les montagnes de marbres à Danang au Vietnan
Pagode à 7 étages
7 étages, 7 Scènes :
7 étages, 7 Scènes :
D’ailleurs, les échoppes remplies de statuettes de marbre qui se situent sur la route d’accès au site, ne se comptent même plus. Et, bien que cet artisanat soit une source de revenu pour les locaux et représente une manne pour les touristes, il s’agit peut-être également de la seule ombre à ce tableau idyllique.
Ce spectacle inorganique ne risque donc pas de laisser les visiteurs de marbre...
A noter : les Montagnes de Marbre sont situées à 1 km de la plage de Non Nuoc, magnifique étendue de sable blanc, où l'on peut contempler les jardins de filaos verdoyants et respirer l'air du large.
Da Nang est une ville portuaire assez agréable, avec ses maisons coloniales et sa Cathédrale rose un peu Disneyland. L’attraction la plus importante de la ville demeure le Musée Cham.
- le musée cham - Fondée en 1919 par l'Ecole Française d'Extrême Orient, cette institution renferme des sculptures et des éléments d'architecture provenant des sites du centre du pays (My Son, Dong Duong, etc.) où s'était développé, entre le IVe et le XIIIe s, le royaume Cham. L'art et l'architecture des chams, avec ses temples-tours couverts de sculptures, reflètent l'influence de l'Inde (dont ils sont originaires) et aussi des Khmers (Angkor). A l'arrière du pavillon central se trouve une boutique ou l'on trouve des livres, des reproductions de sculptures et des peintures modernes. Il faut signaler l'absence de vitres aux fenêtres, seulement des stores métalliques en guise de fermetures. on se sentirait en plein air.
Bien sur il y a le musée de la guerre et les vestiges du passage des Américains ici l'aéroport et J Christoph un fana de tout ce qui touche à l'histoire du Vietnam.
Derniers préparatifs pour la fête du Nouvel An à Hô Chi Minh-Ville
Pour offrir à ses habitants, à des Viêt kiêu ou touristes étrangers un Têt joyeux et distingué, Hô Chi Minh-Ville accélère en ce moment ses derniers préparatifs dont la, fête du Réveillon, la fête du banh tet (gâteau de riz gluant farci de viande, d’haricot de forme cylindrique et cuit à la vapeur), les floralies…
Le coup d’envoi aura lieu le 30 janvier avec les floralies, jusqu’au 6 février (soit du 23e au 30e du calendrier lunaire). Cette manifestation se déroulera simultanément sur 4 sites : les parcs du 23 septembre, Gia Dinh et Lê Van Tam et la nouvelle cité Phu My Hung. Une grande quantité de fleurs et de bonsaïs en provenance de Bên Tre, Dông Thap, Tiên Giang, voire de la capitale Hanoi, y seront exposées. D’autres marchés aux fleurs seront aussi aménages dans la rue Trân Xuân Soan (7e arrondissement), le parc Lanh Binh Thang (11e), Bên Binh Dông (rue Trân Van Kiêu, 6e arrondissement).
Dans le Jardin botanique de la ville, qui accueille chaque année un grand nombre de touristes et d’élèves, un riche programme a été conçu : cirque d’éléphants, marionnettes, exposition de plateaux traditionnels aux 5 fruits, jeux populaires… L’occasion aussi de découvrir les nouveaux locataires du zoo municipal : 2 pangolins sud-africains, des zèbres et des antilopes. Elèves et visiteurs en groupes bénéficieront d’une réduction du droit d’entrée.
La Compagnie générale du tourisme de Saigon (Saigontourist) se charge de l’embellissement de la ville pour célébrer le passage à l’Année du Rat. Jusqu’ici, dans les principales rues du centre-ville, où auront lieu des festivités, la façade de nombre de maisons et buildings est déjà richement décorée. Pour cette année, Saigontourist prépare également plusieurs événements gastronomiques pour ses clients. Ces derniers pourront déguster nombre de plats délicieux, en regardant le feu d’artifice.
Situé à côté du fleuve Saigon et près du Musée de la municipalité (un des 4 points de tir des feux d’artifice), l’hôtel Majestic verra converger vers lui les amateurs du dîner de réveillon. Pour l’occasion, l’hôtel propose un buffet des fruits de mer dans son Cyclo café, un gala dîner au AB&Breeze Bar et des grillades asiatiques et européennes au restaurant Serenade.
L’hôtel Rex dispose quant à lui d’une carte revisitée en conséquence avec un buffet où les spécialités du Têt seront à l’honneur. Le groupe Quê Huong (6 hôtels et un restaurant) mise sur les activités culturelles traditionnelles. Ses clients bénéficieront d’un gala-dîner vietnamien où des traits typiques du Têt traditionnel seront présentés.
Pour ceux qui veulent accueillir le réveillon en famille ou avec des amis, ils peuvent penser aux hôtels Dê Nhât, Bông Sen Saigon ou au village touristique Binh Quoi pour une dépense modeste (de 100.000 dôngs à 450.000 dôngs par personne).
La fête du Têt, le nouvel an vietnamien
Le 22 janvier, selon le calendrier chinois, nous entrerons dans l’année du Singe. Pour les Vietnamiens, le passage au nouvel an chinois est l’occasion d’une célébration particulière, la fête du Têt, au cours de laquelle les esprits des ancêtres reviennent sur terre le temps d’une unique journée. Au Vietnam et partout où réside sa diaspora, on fête l’événement à grand renfort de fleurs, de pétards et de banh chung. Petit tour d’horizon du nouvel an vietnamien…
Des chiffres et des bêtes
Depuis la nuit des temps, les Vietnamiens (inspirés des coutumes chinoises) et de nombreux peuples d'Asie (influencés aussi au cours de l'histoire par les traditions de l'Empire du Milieu) ont pris l'habitude de calculer le temps qui passe selon un calendrier lunaire basé sur l'astrologie chinoise. D'après celle-ci, les années sont identifiées par des noms d'animaux réels ou mythiques (cochon, rat, chien, cheval, serpent, dragon…) et non par des numéros (2002, 2003, 2004…), comme c'est le cas en Occident. Difficile d'imaginer deux traditions si différentes, et pourtant l'Extrême-Orient et l'Occident ont un point commun : la sempiternelle référence aux astres. Quoi de plus sûr que des astres ! Ceux-ci ne sont-ils pas la garantie de l'immensité du Temps ? Même Jules César fit réviser le calendrier romain par un astronome qui établit le calendrier julien, utilisé jusqu'en 1582, date à laquelle le pape Grégoire XII le corrigea donnant naissance au calendrier grégorien. C'est ce dernier que l'Europe, puis le Nouveau Monde ont adopté avant de le transmettre au reste de la planète, Chine et Vietnam inclus. C'est ainsi qu'aujourd'hui des pays d'Extrême-Orient, de tradition bouddhiste, ont adopté le vieux calendrier grégorien universel qui s'est superposé (sans l'exclure) au vieux calendrier chinois. Les deux calendriers cohabitent aujourd'hui sans heurts, comme le ying et le yang, en somme. On peut le dire : le premier est technique et pratique, le second est culturel et spirituel. Ils se complètent bien. Même si le 1er janvier est fêté à Pékin comme à Paris, à Hanoi comme à Madrid, le vieux calendrier chinois est toujours respecté et honoré quelques semaines plus tard. Cette année le nouvel an chinois sera fêté le 22 janvier 2004. Pour les joyeux fêtards, voici l'occasion de célébrer deux fois le nouvel an, de faire deux fois la fête dans le même mois !
Le rythme de la Lune
Ainsi le 21 janvier 2004, à minuit, des millions de Chinois, de Vietnamiens, et d'Asiatiques vivant en Asie ou éparpillés dans le monde fêteront ce changement. Ils célèbreront l'entrée dans l'année du Singe, un animal symbole d'intelligence, dit-on. Le 22 janvier sera donc le premier jour de l'année (chinoise et vietnamienne). Tous les Asiatiques suivent-ils cette coutume ? Non, les Laos et les Khmers obéissent à un autre calendrier. Pour affirmer leur identité, les Vietnamiens ont personnalisé ce nouvel an chinois, en l'appelant le nouvel an vietnamien. Celui-ci est calqué sur la coutume chinoise et l'occasion d'une très grande fête, la plus grande fête qui soit dans le calendrier du Vietnam. Elle commence avec la première lune, quand le soleil pénètre dans le signe des Poissons, soit entre le 20 janvier et le 19 février. Chaque année la date change, sans jamais sortir de cette limite. Au Vietnam, la fête du Têt marque également l'arrivée du printemps, d'où son nom vietnamien qui signifie « fête de la première aurore ». Aujourd'hui comme autrefois « pauvres et riches s'arrangent pour suspendre leurs travaux habituels et s'adonner aux réjouissances ».
La plus grande fête du calendrier vietnamien
Les Vietnamiens en profitent pour prendre leurs vacances à ce moment-là : trois jours fériés, mais beaucoup prennent une bonne semaine (et même plus). À Saigon, à Hanoi, à Hué, partout, les bureaux de l'administration ferment leurs portes, les hôtels affichent complet, les transports publics sont noirs de monde. Le premier jour du nouvel an vietnamien s'accompagne de pratiques particulières. Dans les pagodes, du santal brûle dans les encensoirs. À Hanoi, à Saigon, à Paris (dans le quartier chinois du 13e arrondissement), à San Francisco, les curieux peuvent admirer la procession du dragon. Fait de carton et de tissu rouge (une couleur bénéfique), le corps de cet animal mythique vénéré en Asie (il est symbole de force et de puissance) peut mesurer jusqu'à 40 m de longueur. Il est souvent porté par un groupe d'hommes dont on ne voit que le bas des jambes. Pas de nouvel an chinois ou vietnamien, sans cette danse du dragon. La fête du Têt est le grand moment de l'année vietnamienne, le seul, selon la tradition, où les âmes des morts reviennent sur terre. Pas question de rater pareil rendez-vous avec les esprits des ancêtres. Les vivants doivent impérativement être présents pour les recevoir dignement, debout devant l'autel des ancêtres, l'air grave si possible. Dans chaque maison vietnamienne (ou appartement), dans chaque village, l'autel des ancêtres constitue le centre de gravité spirituel de la famille, du clan, de la lignée. Il consiste en un meuble plus ou moins important, où sont exposées à longueur d'année quelques photos des parents défunts (parfois jusqu'aux arrière-arrière-grands-parents), des bâtonnets d'encens, des coupelles contenant des fruits et des objets chers aux défunts. Plus la famille est aisée, plus l'autel est imposant. Dans certains villages, les villageois se cotisent pour édifier une maison dédiée au culte des ancêtres, ouverte à l'ensemble de la communauté (nos ancêtres les Romains n'avaient-ils pas aussi une pièce spéciale consacrée aux dieux lares et aux ancêtres ?). Un voyageur français le notait déjà vers 1875 : « L'Annamite n'a qu'une seule croyance, une seule foi : son véritable culte est celui des ancêtres dont les mânes veillent sur sa famille et la protègent. Le renouvellement de l'année est célébré par une grande fête, dont les morts sont l'unique objet ».
Le voyage des âmes des ancêtres
Bien que vivant hors du temps, les ancêtres sont ponctuels : l'heure c'est l'heure. À minuit pile, dans la nuit du 21 au 22 janvier 2004, leurs âmes arriveront sur terre. Leurs descendants doivent préparer au mieux leur accueil. Les maisons doivent être soigneusement rangées, les pièces balayées, les meubles dépoussiérés. Des longs papiers rouges avec des caractères noirs sont souvent accrochés à l'extérieur pour égayer le décor. Rien n'est trop beau pour recevoir les âmes des ancêtres. Pendant longtemps, les Vietnamiens faisaient exploser en rafale des pétards pour chasser les mauvais esprits. Cette pratique n'a pas tout à fait disparu, bien qu'elle soit officiellement interdite par le gouvernement vietnamien en raison des nombreux accidents mortels survenus dans le passé. À défaut de pétards, il reste les fleurs. Avant et pendant le Têt, les marchés débordent de fleurs. Les plus achetées sont au Sud les branches d'abricotier (canh maï) aux fleurs jaunes, et au Nord les branches de pêcher (canh dào) aux fleurs roses. Les familles se réunissent à la maison. Les parents, les proches et les amis se rendent visite. Les femmes confectionnent le banh chung, un délicieux gâteau de riz gluant, garni d'une farce composée de viande de porc, de haricots écrasés, le tout arrosé d'une sauce de soja ou de nuoc mam, la sauce nationale à base de saumure de poisson.
À faire et à ne pas faire
Le jour du Têt, il y a des choses à faire et d'autres à éviter, question de croyance et de superstition. La première personne qui franchit la porte d'une maison ne doit pas être n'importe quel bon à rien, mais une personne agréable, sympathique et fortunée si possible, car celle-ci apportera prospérité et bonheur au foyer visité, pendant les 365 jours qui suivent. Si on frappe donc chez vous le 22 janvier à l'aube, demandez bien qui est là avant d'ouvrir. Si c'est votre pire ennemi, celui qui a tout raté et vous porte la poisse, n'ouvrez surtout pas ! D'autres conseils encore : évitez de vous quereller et de jurer. Pour les couples au bord de la crise de nerfs : il est interdit de casser de la vaisselle surtout si celle-ci est de la porcelaine de Hué ! Selon l'astrologie chinoise, sont du signe du Singe les personnes nées : entre le 25 janvier 1944 et le 12 février 1945, entre le 12 février 1956 et le 30 janvier 1957, entre le 30 janvier 1968 et le 16 février 1969, entre le 16 février 1980 et le 4 février 1981 et entre le 4 février 1992 et le 22 janvier 1993.
Où fêter le Têt en région parisienne ?
- Chaque année, le nouvel an chinois est l’occasion de défilés hauts en couleur, notamment dans le 13e arrondissement de Paris, avenue de Choisy. Mais l’entrée dans l’année du Singe a ceci de particulier qu’elle se déroule pendant l’année culturelle de la Chine en France. Pour marquer l’événement, les traditionnels défilés auront lieu comme d’habitude dans le 13e, pendant toute la semaine suivant le nouvel an, mais un défilé du dragon exceptionnel descendra les Champs-Élysées samedi 24 janvier, à partir de 14 h, avec moult chars, marionnettes et plus de 5 000 figurants.
- Le 24 janvier également, L’association générale des étudiants vietnamiens de Paris organise à Issy-les-Moulineaux son Festival du nouvel an vietnamien, dans le Palais des arts et des congrès, qui accueille chaque année le Festival des globe-trotters d’ABM. Dans l’après-midi, produits artisanaux, démonstrations artistiques et d’arts martiaux, chants traditionnels, etc. Puis en soirée, un spectacle de chants, danses et théâtre (entrée : de 14 à 21 €) précédera un grand bal qui durera jusqu’à l’aube (entrée : 16 €). Renseignements et billetterie auprès de l’association, tél. : 01-45-88-74-70.
- Le 31 janvier, rendez-vous au siège de l’Unesco pour une grande fête du Têt organisée par l’Union générale des Vietnamiens de France (UGVF). À partir de 20 h 30, soirée musicale folklorique, avec buffet et bar. Unesco, 7, place de Fontenoy, 75007 Paris. Entrée : 20 € sur place, 25 ou 30 € sur réservation (conseillée !). Renseignements auprès de l’UGVF, tél. : 01-42-72-39-44.
- Bureau d’information Vietnam et Actions-visas
69, rue de la Glacière, 75013 Paris. Tél. : 08-92-70-77-10. Internet : www.cap-vietnam.com. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 18 h 30, et le samedi de 9 h 30 à 13 h. Ce bureau, tenu par des Vietnamiens parlant un français impeccable, sert d’office de tourisme du Vietnam à Paris. On y délivre toutes sortes d’informations utiles sur le pays, et l’on pourra éventuellement vous renseigner sur la fête du Têt à Paris. - Pour connaître toutes les manifestations organisées à l’occasion de l’année de la Chine en France, rendez-vous sur le site internet www.anneedelachine.org. - En plus d’infos culturelles et pratiques sur l’Asie, le site www.eurasie.net propose une sélection de cartes de vœux virtuelles pour l’année du Singe.
Hoi An, l'ancienne cité de FaiFo située sur la rivière Thu Bon à 30 km au sud de Danang
Année d'inscription sur la liste du patrimoine mondial : 1999 Population actuelle : 95000
Repères historiques:
Vieille ville de Hoi An (C ii, v). Hoi An constitue un exemple exceptionnellement bien préservé d'un port marchand d'Asie du Sud-Est du XVe au XIXe siècle. Ses bâtiments et la disposition de ses rues reflètent les influences, tant autochtones qu'étrangères, qui se sont liées pour donner naissance à ce vestige unique.
Hoi An, l'ancienne cité de FaiFo située sur la rivière Thu Bon à 30 km au sud de Danang est pour nous l' une des plus charmante ville du Vietnam. Plus que partout ailleurs, c'est ici que le temps s'est arrêté pendant plusieurs décennies pour vous distiller des émotions inoubliables.
Hoi An était une ville prospère, située sur les routes maritimes du commerce de la soie. Elle connut une expansion à partir du XVe siècle, les riches marchands y installèrent des comptoirs et construisirent de grandes et solides maisons en bois. Flâner dans cette ville est un véritable plaisir, tous les styles se retrouvent à Hoi An: les Chinois, Japonais, et même Français ont marqué l' architecture de cette cité inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco. 844 bâtiments sont répertoriés pour leur intérêt historique et architectural.
Nos images originales sont agrandissables
Le temple et siège sociale de Phuc Kien
Certaines toitures sont recouvertes de milliers de tuiles concaves et convexes, style "ying yang", ce symbole se retrouve sur les portes des maisons et ainsi protége ses habitants. L'un des monuments les plus intéressants est le pont Japonais couvert, construit en 1593 pour relier les communautés Chinoises et Japonaises. Chaque extrémité est gardée par un couple de chiens et de singes.
Le pont Japonais
De nombreuses maisons au bois noir et très dur (le jaquier) méritent votre attention. N'hésitez pas à entrer à l'intérieur quand vous y êtes invités, souvent par des personnes âgées qui ne vous demanderont qu'un peu de votre temps, et quelques échanges en Français.
Maison ancienne, ici l'on parle un très bon Français
De nombreux objets traditionnels en bois sont laqués. C'est l'arbre à laque qui produit de la résine de sumac. Cette résine, après avoir séché au moins deux jours, est mélangée avec des colorants végétaux qui lui donneront sa couleur noire, beige, ocre ou rouge sang.
Se mélange sera appliqué sur le bois, en général du teck, par couches successives . Le séchage entre chaque couches peut durer plusieurs semaines, ponçage et polissage entre chaque opération pour atteindre la perfection.
La visite des demeures de Hoi An est particulièrement attachante, tant pour la beauté de leur architecture, que par le fait qu'elles sont toujours habitées. Le classement de Hoi An par l'Unesco lui a été salutaire.
La ville n'en a pas moins gardé son dynamisme. Un charme fou émane des ruelles abritant temples et vieilles maisons de famille. La ville de Hoi An est un véritable petit musée vivant.
Musée de la céramique
Les maisons aux façades colorées de jaune et aux volets turquoises qui se reflètent dans la rivière, le trafic des sampans, son marché riche aux mille produits, parfums et saveurs sont autant de raisons pour venir à Hoi An
Rien ne défigure la rue principale ou le quai. Profitez en pour vous faire confectionner une garde robe complète par l'un des nombreux tailleurs de la ville. Ne partez pas sans négocier une balade d'une heure au moins sur la rivière de Hoi An. Au soleil couchant dans la fraîcheur du soir, c'est au son du ronronnement calme et régulier du moteur deux temps qui propulse l'embarcation que vous ressentirez la magie de ce moment très romantique.
Le port depuis qu'il s'est ensablé a laissé sa place à Danang à la fin du XIXe siècle. Il n' est plus fréquenté que par des sampans, protégés des mauvais esprits par oeil bienveillant.
La fête des fleurs et de banh tet à Hô Chi Minh-Ville
'Suivant vos dates d'arrivées'
Nos images originales sont agrandissables
La manifestation se passe dans les avenues Lê Loi et Nguyên Huê, mettant l'accent sur les caractéristiques du Têt traditionnel dans le Sud.
600 EXPOSANTS, environ 100 000 pots de fleurs donneront un tableau coloré du Têt. Il y aura aussi des lampes et de la musique d'ambiance, comme chant des ruisseaux et des oiseaux. Différentes zones sont proposées. Celle intitulée "Le jardin des abricotiers de l'Oncle Hô" verra des abricotiers disposés autour de la statue du Président Hô Chi Minh. Dans le secteur "Suivre le chemin des pierres", sur un fond floral, des images et objets décoratifs, symboles de l'Année du Cochon, retraceront le processus de fondation et d'édification du pays. Dotée de fleurs de Dalat, d'objets en céramique et de cerf-volants, la zone "Fleurs de la terre, printemps du ciel" présentera la force vitale du printemps. Au lac "Souhait du bonheur", les gens pourront aider les démunis en y jetant des sous pour souhaiter le bonheur et la paix à tout le monde. "Le voyage printanier" est une invitation à attendre le printemps, via les roues des chars à bœuf, de petits bateaux et des ponts en bambou. Les champs, les chemins du village et des jeux folkloriques donneront naissance à la zone "Souvenir" dans l'avenue Nguyên Huê. Enfin, "Sur la voie de l'intégration" présentera aux visiteurs le désir d'intégration internationale symbolisé par des images de carpes se transformant en dragons. La fête de banh tet (bûche de riz gluant) sera organisée le 18 février dans la rue Lê Loi et transmise en direct sur la Télévision de Hô Chi Minh-Ville. Au cours de cette journée, un record Guinness Vietnam sera établi avec 2 banh tet d'un poids de 3,5 t préparés par les employés du parc culturel de Dâm Sen. Après leur procession du parc Dâm Sen au Théâtre municipal, ces 2 bûches seront divisées pour les visiteurs. Seront aussi organisées diverses activités culturelles, avec musique et danse de licorne.
La fête du Têt, le nouvel an vietnamien
Le 22 janvier, selon le calendrier chinois, nous entrerons dans l’année du Singe. Pour les Vietnamiens, le passage au nouvel an chinois est l’occasion d’une célébration particulière, la fête du Têt, au cours de laquelle les esprits des ancêtres reviennent sur terre le temps d’une unique journée. Au Vietnam et partout où réside sa diaspora, on fête l’événement à grand renfort de fleurs, de pétards et de banh chung. Petit tour d’horizon du nouvel an vietnamien…
Des chiffres et des bêtes
Depuis la nuit des temps, les Vietnamiens (inspirés des coutumes chinoises) et de nombreux peuples d'Asie (influencés aussi au cours de l'histoire par les traditions de l'Empire du Milieu) ont pris l'habitude de calculer le temps qui passe selon un calendrier lunaire basé sur l'astrologie chinoise. D'après celle-ci, les années sont identifiées par des noms d'animaux réels ou mythiques (cochon, rat, chien, cheval, serpent, dragon…) et non par des numéros (2002, 2003, 2004…), comme c'est le cas en Occident. Difficile d'imaginer deux traditions si différentes, et pourtant l'Extrême-Orient et l'Occident ont un point commun : la sempiternelle référence aux astres. Quoi de plus sûr que des astres ! Ceux-ci ne sont-ils pas la garantie de l'immensité du Temps ? Même Jules César fit réviser le calendrier romain par un astronome qui établit le calendrier julien, utilisé jusqu'en 1582, date à laquelle le pape Grégoire XII le corrigea donnant naissance au calendrier grégorien. C'est ce dernier que l'Europe, puis le Nouveau Monde ont adopté avant de le transmettre au reste de la planète, Chine et Vietnam inclus. C'est ainsi qu'aujourd'hui des pays d'Extrême-Orient, de tradition bouddhiste, ont adopté le vieux calendrier grégorien universel qui s'est superposé (sans l'exclure) au vieux calendrier chinois. Les deux calendriers cohabitent aujourd'hui sans heurts, comme le ying et le yang, en somme. On peut le dire : le premier est technique et pratique, le second est culturel et spirituel. Ils se complètent bien. Même si le 1er janvier est fêté à Pékin comme à Paris, à Hanoi comme à Madrid, le vieux calendrier chinois est toujours respecté et honoré quelques semaines plus tard. Cette année le nouvel an chinois sera fêté le 22 janvier 2004. Pour les joyeux fêtards, voici l'occasion de célébrer deux fois le nouvel an, de faire deux fois la fête dans le même mois !
Le rythme de la Lune
Ainsi le 21 janvier 2004, à minuit, des millions de Chinois, de Vietnamiens, et d'Asiatiques vivant en Asie ou éparpillés dans le monde fêteront ce changement. Ils célèbreront l'entrée dans l'année du Singe, un animal symbole d'intelligence, dit-on. Le 22 janvier sera donc le premier jour de l'année (chinoise et vietnamienne). Tous les Asiatiques suivent-ils cette coutume ? Non, les Laos et les Khmers obéissent à un autre calendrier. Pour affirmer leur identité, les Vietnamiens ont personnalisé ce nouvel an chinois, en l'appelant le nouvel an vietnamien. Celui-ci est calqué sur la coutume chinoise et l'occasion d'une très grande fête, la plus grande fête qui soit dans le calendrier du Vietnam. Elle commence avec la première lune, quand le soleil pénètre dans le signe des Poissons, soit entre le 20 janvier et le 19 février. Chaque année la date change, sans jamais sortir de cette limite. Au Vietnam, la fête du Têt marque également l'arrivée du printemps, d'où son nom vietnamien qui signifie « fête de la première aurore ». Aujourd'hui comme autrefois « pauvres et riches s'arrangent pour suspendre leurs travaux habituels et s'adonner aux réjouissances ».
La plus grande fête du calendrier vietnamien
Les Vietnamiens en profitent pour prendre leurs vacances à ce moment-là : trois jours fériés, mais beaucoup prennent une bonne semaine (et même plus). À Saigon, à Hanoi, à Hué, partout, les bureaux de l'administration ferment leurs portes, les hôtels affichent complet, les transports publics sont noirs de monde. Le premier jour du nouvel an vietnamien s'accompagne de pratiques particulières. Dans les pagodes, du santal brûle dans les encensoirs. À Hanoi, à Saigon, à Paris (dans le quartier chinois du 13e arrondissement), à San Francisco, les curieux peuvent admirer la procession du dragon. Fait de carton et de tissu rouge (une couleur bénéfique), le corps de cet animal mythique vénéré en Asie (il est symbole de force et de puissance) peut mesurer jusqu'à 40 m de longueur. Il est souvent porté par un groupe d'hommes dont on ne voit que le bas des jambes. Pas de nouvel an chinois ou vietnamien, sans cette danse du dragon. La fête du Têt est le grand moment de l'année vietnamienne, le seul, selon la tradition, où les âmes des morts reviennent sur terre. Pas question de rater pareil rendez-vous avec les esprits des ancêtres. Les vivants doivent impérativement être présents pour les recevoir dignement, debout devant l'autel des ancêtres, l'air grave si possible. Dans chaque maison vietnamienne (ou appartement), dans chaque village, l'autel des ancêtres constitue le centre de gravité spirituel de la famille, du clan, de la lignée. Il consiste en un meuble plus ou moins important, où sont exposées à longueur d'année quelques photos des parents défunts (parfois jusqu'aux arrière-arrière-grands-parents), des bâtonnets d'encens, des coupelles contenant des fruits et des objets chers aux défunts. Plus la famille est aisée, plus l'autel est imposant. Dans certains villages, les villageois se cotisent pour édifier une maison dédiée au culte des ancêtres, ouverte à l'ensemble de la communauté (nos ancêtres les Romains n'avaient-ils pas aussi une pièce spéciale consacrée aux dieux lares et aux ancêtres ?). Un voyageur français le notait déjà vers 1875 : « L'Annamite n'a qu'une seule croyance, une seule foi : son véritable culte est celui des ancêtres dont les mânes veillent sur sa famille et la protègent. Le renouvellement de l'année est célébré par une grande fête, dont les morts sont l'unique objet ».
Le voyage des âmes des ancêtres
Bien que vivant hors du temps, les ancêtres sont ponctuels : l'heure c'est l'heure. À minuit pile, dans la nuit du 21 au 22 janvier 2004, leurs âmes arriveront sur terre. Leurs descendants doivent préparer au mieux leur accueil. Les maisons doivent être soigneusement rangées, les pièces balayées, les meubles dépoussiérés. Des longs papiers rouges avec des caractères noirs sont souvent accrochés à l'extérieur pour égayer le décor. Rien n'est trop beau pour recevoir les âmes des ancêtres. Pendant longtemps, les Vietnamiens faisaient exploser en rafale des pétards pour chasser les mauvais esprits. Cette pratique n'a pas tout à fait disparu, bien qu'elle soit officiellement interdite par le gouvernement vietnamien en raison des nombreux accidents mortels survenus dans le passé. À défaut de pétards, il reste les fleurs. Avant et pendant le Têt, les marchés débordent de fleurs. Les plus achetées sont au Sud les branches d'abricotier (canh maï) aux fleurs jaunes, et au Nord les branches de pêcher (canh dào) aux fleurs roses. Les familles se réunissent à la maison. Les parents, les proches et les amis se rendent visite. Les femmes confectionnent le banh chung, un délicieux gâteau de riz gluant, garni d'une farce composée de viande de porc, de haricots écrasés, le tout arrosé d'une sauce de soja ou de nuoc mam, la sauce nationale à base de saumure de poisson.
À faire et à ne pas faire
Le jour du Têt, il y a des choses à faire et d'autres à éviter, question de croyance et de superstition. La première personne qui franchit la porte d'une maison ne doit pas être n'importe quel bon à rien, mais une personne agréable, sympathique et fortunée si possible, car celle-ci apportera prospérité et bonheur au foyer visité, pendant les 365 jours qui suivent. Si on frappe donc chez vous le 22 janvier à l'aube, demandez bien qui est là avant d'ouvrir. Si c'est votre pire ennemi, celui qui a tout raté et vous porte la poisse, n'ouvrez surtout pas ! D'autres conseils encore : évitez de vous quereller et de jurer. Pour les couples au bord de la crise de nerfs : il est interdit de casser de la vaisselle surtout si celle-ci est de la porcelaine de Hué ! Selon l'astrologie chinoise, sont du signe du Singe les personnes nées : entre le 25 janvier 1944 et le 12 février 1945, entre le 12 février 1956 et le 30 janvier 1957, entre le 30 janvier 1968 et le 16 février 1969, entre le 16 février 1980 et le 4 février 1981 et entre le 4 février 1992 et le 22 janvier 1993.
Où fêter le Têt en région parisienne ?
- Chaque année, le nouvel an chinois est l’occasion de défilés hauts en couleur, notamment dans le 13e arrondissement de Paris, avenue de Choisy. Mais l’entrée dans l’année du Singe a ceci de particulier qu’elle se déroule pendant l’année culturelle de la Chine en France. Pour marquer l’événement, les traditionnels défilés auront lieu comme d’habitude dans le 13e, pendant toute la semaine suivant le nouvel an, mais un défilé du dragon exceptionnel descendra les Champs-Élysées samedi 24 janvier, à partir de 14 h, avec moult chars, marionnettes et plus de 5 000 figurants.
- Le 24 janvier également, L’association générale des étudiants vietnamiens de Paris organise à Issy-les-Moulineaux son Festival du nouvel an vietnamien, dans le Palais des arts et des congrès, qui accueille chaque année le Festival des globe-trotters d’ABM. Dans l’après-midi, produits artisanaux, démonstrations artistiques et d’arts martiaux, chants traditionnels, etc. Puis en soirée, un spectacle de chants, danses et théâtre (entrée : de 14 à 21 €) précédera un grand bal qui durera jusqu’à l’aube (entrée : 16 €). Renseignements et billetterie auprès de l’association, tél. : 01-45-88-74-70.
- Le 31 janvier, rendez-vous au siège de l’Unesco pour une grande fête du Têt organisée par l’Union générale des Vietnamiens de France (UGVF). À partir de 20 h 30, soirée musicale folklorique, avec buffet et bar. Unesco, 7, place de Fontenoy, 75007 Paris. Entrée : 20 € sur place, 25 ou 30 € sur réservation (conseillée !). Renseignements auprès de l’UGVF, tél. : 01-42-72-39-44.
- Bureau d’information Vietnam et Actions-visas
69, rue de la Glacière, 75013 Paris. Tél. : 08-92-70-77-10. Internet : www.cap-vietnam.com. Ouvert du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 h et de 13 h 30 à 18 h 30, et le samedi de 9 h 30 à 13 h. Ce bureau, tenu par des Vietnamiens parlant un français impeccable, sert d’office de tourisme du Vietnam à Paris. On y délivre toutes sortes d’informations utiles sur le pays, et l’on pourra éventuellement vous renseigner sur la fête du Têt à Paris. - Pour connaître toutes les manifestations organisées à l’occasion de l’année de la Chine en France, rendez-vous sur le site internet www.anneedelachine.org. - En plus d’infos culturelles et pratiques sur l’Asie, le site www.eurasie.net propose une sélection de cartes de vœux virtuelles pour l’année du Singe.
VIETNAM : Le musée des Vestiges de guerre de Saïgon
Musée de le guerre au vietnam Hô Chi Minh-Ville - Musées des crimes de guerre
Abrité par l’ancien bâtiment de « l’US Information Service », le musée des Vestiges de guerre (Bao Tang Chung Tich Chien Tranh) fait référence aux conflits sino-vietnamiens et surtout à l’épisode guerrier qui, de 1964 à 1975, opposa le Vietnam du Nord au Vietnam du Sud et aux alliés de ces derniers, les Etats-Unis.
Nos images originales sont agrandissables
La cour de l’établissement met déjà dans l’ambiance. Elle renferme, en effet, des chars, des hélicoptères et autres objets d’artillerie lourde.
A l’intérieur, un nombre incommensurable de photos et quelques objets dépeignent les atrocités perpétrées sur le peuple vietnamien par les troupes ennemies. A titre d’exemple, y est relaté la tuerie de Son My du 16 mars 1968 - lors de laquelle les Gi massacrèrent le peuple du village tout entier – ou encore les attaques au napalm et à la dioxyne, également menées par les Américains, qui furent lourdes de conséquences sur le peuple vietnamien (cancers, malformations fœtales).
Nos images originales sont agrandissables
Toutefois, le musée fait preuve de partialité. Il omet, en effet, d’évoquer les tortures commises par les Viêt-Congs (combattant de la guérilla communiste du Nord) à l’encontre des Vietnamiens du Sud et des Américains.
A noter : à l’origine, le musée avait été baptisé « musée des Crimes de guerre chinois et américains ». Puis, pas souci de pacifisme ou de démagogie, les adjectifs « chinois » et « américains » furent supprimés, respectivement en 1990 et 1994. Enfin, en 1996, l’établissement se vit attribuer son nom actuel.
Informations pratiques :
Musée des Vestiges de la guerre 28, Vo Van Tan Hô Chi Minh-Ville Tél. : 00 84 08 93 06 325
Fortement orienté politiquement (avec entre autre une salle dédiée à la propagande anti-guerre et indubitablement pro-communiste), le contenu n'en demeure pas moins factuel et véridique. Il va de soit qu'il n'est aucunement fait mention des dérives du comportement vientamien à l'égard des militaires américains. Néanmoins, la réconcialition s'opère autour de l'hommage ... ...nombreux, nous rappellent que la guerre n'épargne personne. Je conseille donc, pour qui passe par Hô Chi Minh Ville, de s'arrêter un moment sur cette page de l'histoire. Ce musée ne représente pas toute la vérité, mais une partie que nous ne devons pas ignorer ou oublier.
A voir à Ho Chi Minh - Ville
Ho Chi Minh - ville ou Sai Gon est la plus grande cité du Vietnam. On peut dire que cette ville constitue le centre culturel du Delta du Mékong. Depuis longtemps, Saigon est surnommé comme "la Perle de l'Orient". Ce nom lui-même reflète une variété des beaux sites et l’animation. Les rues, où une grande partie de la vie a lieu, ont une myriade de magasins, de stalles et de fournisseurs vendant des articles étendus sur les trottoirs. Les visiteurs peuvent également découvrir beaucoup de sites intéressants: anciennes pagodes, cathédrales, musées, mosquées…
Le Palais de la Réunification (Dinh Thong Nhat) Dinh Thong Nhat se trouve au 106 de la rue Nguyen Du. Construit de 1962 à 1966 sur la place du Palais Norodom plus tard du Palais du gouverneur général de l’Indochine datant de 1865. Le palais compte 95 pièces et chacune est décorée selon sa fonction. Il y a aussi deux salles d'exposition, une maison de 33 pièces pour accueillir des invités et plusieurs installations pour se divertir comme un terrain de tennis et des maisons sur pilotis. Le 30 avril 1975, les chars d'assaut de l'armée nord-vietnamienne défoncent les lourdes grilles en fer forgé du palais. Le président du sud - vietnamien Duong Van Minh ainsi que 45 membres de son gouvernement sont arretés sans résister. Aujourd'hui, le palais de la Réunification est un lieu touristique autant pour les Vietnamiens que pour les étrangers.
Le Musée de beaux-arts de Ho Chi Minh Le premier étage présente des œuvres réalisées par des artistes vietnamiens et étrangers, le deuxième aux peintures et aux sculptures de très grande valeur artistique, produites également par des artistes vietnamiens et étrangers. Au troisième étage, il y a des œuvres provenant d'une période couvrant du 7ème au 20 ème siècles comme : Objets artistiques des civilisations Champa et d’Oc Eo, antiquités vietnamiennes (objets en céramique, en laque rouge, incrustés de perle, etc...), des produits artisanaux de différents groupes ethniques du Vietnam ainsi que des œuvres d'art en provenance de l'Occident.
Musée de la Révolution. Sa construction commençe en 1885 et complétée en 1890, selon les plans d’un architecte français Alfred Foulhoux. Le musée doit d'abord exposer des objets du Sud, mais le gouverneur de la région réquisitionne le bâtiment et s'y installe. Ensuite, l'édifice devient la résidence du Gouverneur japonais Minoda et de Nguyen Van Sam, l'envoyé spécial du roi. C’est aussi le bureau du comité provisoire de l'administration du Sud-Vietnam (1945) et du Haut Commissionnaire de la République de France. En août 1978, il occupe finalement la fonction du Musée de la Révolution.
Il expose des objets rattachés à divers soulèvements, invasions et mouvements nationaux qui marquent l'histoire du Vietnam : invasion des colonialistes français, fondation du Parti Communiste du Vietnam (1930), résistance contre les Français à Saigon-Gia Dinh (1945 à 1954), mouvement anti-américain, résistance nationale de Saigon-Gia Dinh, campagne de Ho Chi Minh…
Musée d'Histoire Le musée d'Histoire du Vietnam est construit en 1929. Il porté le nom de Musée Blanchard de la Bosse jusqu'en 1956. Ce musée retrace l'histoire du Vietnam à partir de l'Antiquité (il y a près de 300 000 ans) jusqu'en 1930 lorsque le parti communiste est fondé. Y sont exposés des objets antiques tel que : pieux utilisés par Ngo Quyen lors de la bataille navale contre les Chinois, des stèles de pierre, des statues du Bouddha, des articles de céramique et d'ivoire, des tambours et gongs de bronze. Une halle spéciale est aussi réservée à la civilisation d'Oc Eo, l’art de Cham.
La Pagode de Vinh Nghiem Cette pagode est située au 339 de la rue Nam Ky Khoi Nghia. Elle est construite entre 1964 et 1971 d'après les plans de l'architecte Nguyen Ba Lang. C’est une des plus grandes pagodes du Viet Nam. La tour à sept étages de style classique avec une nette influence japonaise est érigée avec l'assistance de l'Association pour l'amitié entre le Japon et le Vietnam. La tour Kwan-Yin (Quan Am Bo Tat), la plus grande structure bouddhique au Vietnam, est située sur le côté gauche.
La pagode de Giac Vien Cette pagode est d'abord un lieu pour rendre hommage à Bo Tat Quan The Am (bouddhisattva). En 1850, elle devient la pagode de Giac Vien qui conserve plus de 150 statues et gravures dont la majorité datent de la fin du 19ème siècle.
La Cathédrale de Notre-Dame Construite entre octobre 1877 et avril 1880, dans un style néo-roman, elle possède de deux clochers carrés de 40 m de haut, surmontés de flèches en fer. Sur le pavis, se dresse une statue de la Vierge Marie. Cette cathédrale ne possède plus de vitraux, car ils disparaissent tous pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les Tunnels de Cu Chi Les tunnels de Cu Chi sont situés à 30 km au Nord-Ouest de Ho Chi Minh-ville, dans le district de Cu Chi qui est connu à travers le pays. Comprenant des hôpitaux, des chambres à coucher, des salles de réunion et des aires de jeux…,les tunnels font plus de 200 km de long. L'axe principal débouche sur plusieurs tunnels ainsi que sur des cachettes. Ils mesurent de 60 à 70 cm de large et de 80 à 90 cm de haut. Toutefois, certains passages sont élargis afin de permettre aux visiteurs d'y entrer. Cet ensemble peut résister au poids des tanks de 50 tonnes et aux bombes de moins de 100 kilos.
Le Musée des Crimes de guerre Le musée abrite d'innombrables objets, photos et images qui documentent au sujet des crimes de guerre des Américains. Ces documents illustrent le meurtre des civils, les effets des bombes chimiques, le massacres de prisonnier et les effets de la guerre dans le Nord du pays. Les visiteurs peuvent aussi y voir des bombes, des avions, des hélicoptères et des chars d'assaut. En dehors du musée, il y a quelques salles exposant les produits culturels du Vietnam.
Les tunnels de Cu Chi sont situés à 30 km au nord-ouest de Ho Chi Minh ville dans le district de Cu Chi, célèbre dans tout le pays en raison de l'offensive vietnamienne de 1968 contre le Sud et l'armée américaine. Après une séance vidéo obligatoire de propagande vantant les mérites de la résistance Vietnamienne, vous découvrirez les tunnels, base avancée des combattants lors de la Guerre du Vietnam. Ils s'étendaient sur plus de 200 km de long. L'axe principal débouche sur plusieurs tunnels ainsi que sur des cachettes.
Les accès aux tunnels (à droite fausse termitière, partiellement découverte, servant d'aération)
Nos images originales sont agrandissables
Les tunnels mesurent de 60 à 70 cm de large pour une hauteur de 80 à 90 cm. Le parcours aménagé pour les touristes vous obligera à progresser accroupi... C’est une expérience à vivre, se laisser glisser dans le noir avec cette chaleur moite et étouffante. Néanmoins, l’ingéniosité et le sens de la récupération dont les Viet cong ont fait preuve face à une armée plus puissante mérite le respect.
Comme Jean Luc vous avez la possibilité d'emprunter un tunnel sur 10, 20 ou 30 mètres
On prend véritablement conscience de la manière dont pouvait s’organiser cette vie sous terre.
A gauche confection et transformation des munitions, à droite présentation des différents pièges.
La partie supérieure des passages peut résister au poids des tanks de 50 tonnes et aux bombes de moins de 100 kilos. Le réseau souterrain comprend des hôpitaux, des chambres à coucher, des salles de réunion. La visite des galeries souterraines aide à comprendre la durée prolongée de la résistance vietnamienne.
Trou d'obus, Salle à manger et bloc opératoire.
Durant la visite différente scènes de la vie
Un stand de tir est aménagé pour que les moins pacifiques d’entre vous s'essaient au tir avec d'authentiques armes de guerre.
Possibilité de tir avec des armes de guerre : M16, M60, AK47, K63, M30, M1, COLT45, Carabine, tarif sur photo de droite à agrandir (ici c'est Jean Luc qui tir)
Le réseau de tunnels de Cu Chi a joué un grand rôle dans la guerre du Vietnam. Ils se situent au nord-ouest de Hô Chi Minh-Ville, à une quarantaine de kilomètres. Ils furent creusés dès la fin des années 1940 par des combattants déterminés mais sous-équipés face à des forces françaises puis américaines disposant d'artillerie, de bombardiers et d'armes chimiques.
S'étendant sur une quarantaine de kilomètres, ces tunnels permettaient aux zones contrôlées par le Viet-Cong de communiquer entre elles, lorsqu'elles étaient isolées dans des zones américaines ou sud-vietnamiennes. Ils servaient également d'abris à la population lors des attaques aériennes.
Pour vous rendre à Ci Chi vous traverserez de nombreuses plantations d'hévéas ou il est fréquent de trouver des billet de 100$ faux bien sûr.
Vers 1965, grâce à eux, le Viet-Cong pouvait se livrer à des attaques-surprise et s'évaporer sans laisser de traces. Les Américains décidèrent de frapper fort et transformèrent la zone de Cu Chi en ce qui fut appelé par la suite "la région la plus bombardée, gazée, défoliée et dévastée" de tous les temps par la guerre. Surnommée le "Triangle de fer", ils commencèrent par installer une vaste base dans le district de Cu Chi. Sans le savoir, ils la construisirent juste au-dessus d'un réseau de galeries. La 25° division mit des mois à comprendre pourquoi ses soldats se faisaient abattre le nuit sous leurs tentes.
Puis, pour priver le Viet-Cong d'abris et d'approvisionnements, ils déversèrent des défoliants ("l'agent orange") sur les rizières, rasèrent une énorme superficie de jungle, évacuèrent et laminèrent les villages. Quelques mois plus tard, ils arrosèrent d'essence et de napalm la végétation asséchée. Mais l'humidité de l'air tropical associée à la chaleur intense déclenchèrent des pluies qui permirent au Viet-cong de survivre dans ces abris souterrains.
Incapable de gagner cette bataille par des armes chimiques, l'armée américaine envoya des hommes à l'assaut des tunnels. Cette armée de "taupes" subit de lourdes pertes. Les Américains utilisèrent alors des chiens bergers-allemands spécialement dressés. Pour les dérouter, les soldats vietcongs mirent du poivre sur leur chemin. Ils se lavèrent avec du savon américain et revêtirent les uniformes de leurs prisonniers pour tromper l'odorat des chiens.
Les Américains déclarèrent alors Cu Chi "Zone de tir à volonté". Les GI's pouvaient faire feu sur tout ce qui bougeait. Des tirs d'artillerie avaient lieu de nuit, les pilotes pouvaient déverser leur surplus de bombes et de napalm avant de rentrer à leur base. Le Viet-Cong résista. A la fin des années 60, exaspérés, les Américains donnèrent l'ordre à leur B 52 d'en finir avec cette région. Les bombes détruisirent la plupart des tunnels et la campagne environnante. Néanmoins il était trop tard : les Etats-Unis se retiraient déjà de la guerre. Les tunnels avaient rempli leur mission.
Dans ces tunnels, les soldats vietcongs vécurent dans des conditions extrêmement pénibles et essuyèrent de terribles pertes. Seuls 6000 des 16 000 combattants survécurent. Un nombre incalculable de civils périrent dans cette horreur.
Les villages du district de Cu Chi eurent droit à de nombreux honneurs. Le gouvernement les décora, les déclara "villages héroïques". Depuis 1975, de nouveaux hameaux ont été construits, et la population de la région a plus que doublé, atteignant aujourd'hui 200 000 habitants. La terre et l'eau contiennent cependant toujours des défoliants, et les récoltes demeurent bien maigres.
Vous pourez confectionner des galettes de riz et goûter à l'alcool de riz (alambic ici à droite)
Les Tunnels de Cu Chi
Les tunnels de Cu Chi sont situés à 30 km au Nord-Ouest de Ho Chi Minh-ville, dans le district de Cu Chi qui est connu à travers le pays. Comprenant des hôpitaux, des chambres à coucher, des salles de réunion et des aires de jeux…,les tunnels font plus de 200 km de long. L'axe principal débouche sur plusieurs tunnels ainsi que sur des cachettes. Ils mesurent de 60 à 70 cm de large et de 80 à 90 cm de haut. Toutefois, certains passages sont élargis afin de permettre aux visiteurs d'y entrer. Cet ensemble peut résister au poids des tanks de 50 tonnes et aux bombes de moins de 100 kilos.